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4 janvier 2009 7 04 /01 /janvier /2009 21:49


Les 3 ados
Nous faisons une entrée dans Forks par la rue principale avec les 3 ados. Le 93 est a des milliers de kilomètres de nous.


Nous voici au coeur de Twilight dans la petite ville de Bella.
La veille était organisée une fête pour cet évènement qui va complètement transformer ce village au coeur d'Olympic Peninsula.

L'hotel ou nous descendons depuis 4 ans est au début du village.

Un arrêt au Forks Timber Museum, la ville de Forks étant une ville ou les habitants travaillent dans les exploitations forestières. La plus grosses partie des forets appartient à une compagnie américaine.



Puis un arrêt pour admirer la voiture qui a servit pour le film Twilght devant la chambre de commerce de Forks



Avec lulu notre passionnée de Stéphanie Meyer.

Lorsque ces copines de Noisy le grand ont vu les photos, elles n'en n'ont pas cru leurs yeux.
Elle a dévorée les livres sortis en france - Fascination (Twilight),  Tentation, Hésitation et Révélation .


Lulu à l'intérieur de la chambre de commerce de Forks toute souriante et n'en revenant toujours pas d'être plongée au coeur de Twilight.

Extrait de Fascination :

RENCONTRE Ma mère me conduisit à l'aéroport toutes fenêtres ouvertes. La température, à Phoenix, frôlait les vingt et un degrés, le ciel était d'un bleu éclatant. En guise d'adieux, je portais ma chemise préférée, la blanche sans manches, aux boutonnières rehaussées de dentelle. J'avais mon coupe-vent pour seul bagage à main. Il existe, dans la péninsule d'Olympic, au nord-ouest de l'État de Washington, une bourgade insignifiante appelée Forks où la couverture nuageuse est quasi constante. Il y pleut plus que partout ailleurs aux États-Unis. C'est cette ville et son climat éternellement lugubre que ma mère avait fui en emportant le nourrisson que j'étais alors. C'est là que j'avais dû me rendre, un mois tous les étés, jusqu'à mes quatorze ans, âge auquel j'avais enfin osé protester. Ces trois dernières années, mon père, Charlie, avait accepté de substituer à mes séjours obligatoires chez lui quinze jours de vacances avec moi en Californie. Et c'était vers Forks que je m'exilais à présent – un acte qui m'horrifiait. Je détestais Forks. J'adorais Phoenix. J'adorais le soleil et la chaleur suffocante. J'adorais le dynamisme de la ville immense. — Rien ne t'y oblige, Bella, me répéta ma mère pour la énième fois avant que je grimpe dans l'avion. Ma mère me ressemble, si ce n'est qu'elle a les cheveux courts et le visage ridé à force de rire. Je scrutai ses grands yeux enfantins, et une bouffée de panique me submergea. Comment ma mère aimante, imprévisible et écervelée allait-elle se débrouiller sans moi ? Certes, elle avait Phil, désormais. Les factures seraient sans doute payées, le réfrigérateur et le réservoir de la voiture remplis, et elle aurait quelqu'un à qui téléphoner quand elle se perdrait. Pourtant... — J'en ai envie, répondis-je. J'ai beau n'avoir jamais su mentir, j'avais répété ce boniment avec une telle régularité depuis quelques semaines qu'il eut l'air presque convaincant. — Salue Charlie de ma part. — Je n'y manquerai pas. — On se voit bientôt, insista-t-elle. La maison te reste ouverte. Je reviendrai dès que tu auras besoin de moi. Son regard trahissait cependant le sacrifice que cette promesse représentait. — Ne t'inquiète pas. Ça va être génial. Je t'aime, maman. Elle me serra fort pendant une bonne minute, je montai dans l'avion, elle s'en alla. Entre Phoenix et Seattle, le vol dure quatre heures, auxquelles s'en ajoute une dans un petit coucou jusqu'à Port Angeles, puis une jusqu'à Forks, en auto. Autant l'avion ne me gêne pas, autant j'appréhendais la route en compagnie de Charlie. Charlie s'était montré à la hauteur. Il avait paru réellement heureux de ma décision – une première – de venir vivre avec lui à plus ou moins long terme. Il m'avait déjà inscrite au lycée, s'était engagé à me donner un coup de main pour me trouver une voiture¹. Mais ça n'allait pas être facile. Aucun de nous n'est très prolixe, comme on dit, et je ne suis pas du genre à meubler la conversation. Je devinais qu'il était plus que perturbé par mon choix – comme ma mère avant moi, je n'avais pas caché la répulsion que m'inspirait Forks. Quand j'atterris à Port Angeles, il pleuvait. Je ne pris pas ça pour un mauvais présage, juste la fatalité. J'avais d'ores et déjà fait mon deuil du soleil. Sans surprise, Charlie m'attendait avec le véhicule de patrouille. Charlie Swan est le Chef de la police, pour les bonnes gens de Forks. Mon désir d'acheter une voiture en dépit de mes maigres ressources était avant tout motivé par mon refus de me trimballer en ville dans une bagnole équipée de gyrophares bleus et rouges. Rien de tel qu'un flic pour ralentir la circulation. Charlie m'étreignit maladroitement, d'un seul bras, lorsque, m'approchant de lui, je trébuchai. — Content de te voir, Bella, dit-il en souriant et en me rattrapant avec l'aisance que donne l'habitude. Tu n'as pas beaucoup changé. Comment va Renée ?— Maman va bien. Moi aussi, je suis heureuse de te voir, papa. Devant lui, j'étais priée de ne pas l'appeler Charlie. Je n'avais que quelques sacs. La plupart des vêtements que je portais en Arizona n'étaient pas assez imperméables pour l'État de Washington. Ma mère et moi nous étions cotisées pour élargir ma garde-robe d'hiver, mais ça n'avait pas été très loin. Le tout entra aisément dans le coffre. — Je t'ai dégoté une bonne voiture, m'annonça Charlie une fois nos ceintures bouclées. Elle t'ira comme un gant. Pas chère du tout. — Quel genre ?Son besoin de préciser qu'elle m'irait comme un gant au lieu de s'en tenir à « une bonne voiture » m'avait rendue soupçonneuse. — En fait, c'est une camionnette à plateau. Une Chevrolet. — Où l'as-tu trouvée ?— Tu te rappelles Billy Black de La Push ?La Push est la minuscule réserve indienne située sur la côte. — Non. — Il s'en servait pour aller pêcher, l'été. Ce qui expliquait pourquoi je ne m'en souvenais pas. Je suis plutôt douée pour gommer de ma mémoire les détails aussi inutiles que douloureux. — Il est cloué sur un fauteuil roulant, maintenant, continua Charlie, il ne peut donc plus conduire. Il m'en a demandé un prix très raisonnable. — De quelle année date-t-elle ?Rien qu'à son expression, je compris qu'il avait escompté couper à cette question. — Euh, Billy a sacrément bricolé le moteur... Elle n'est pas si vieille que ça, tu sais. Il ne pensait quand même pas que j'allais renoncer si facilement ? Je ne suis pas cruche à ce point-là. — Il l'a achetée en 1984, me semble-t-il, enchaîna-t-il. — Neuve ?— Euh, non. Je crois que c'est un modèle du début des années soixante, avoua-t-il, piteux. Ou de la fin des années cinquante. Mais pas plus. — Char... Papa, je n'y connais rien en mécanique. Je serai incapable de la réparer s'il arrive quoi que ce soit, et je n'ai pas les moyens de payer un garagiste... — T'inquiète, Bella, cet engin est comme neuf. On n'en fabrique plus des comme ça, aujourd'hui. « Cet engin... » Ça promettait !— C'est quoi, pas chère ?Après tout, c'était la seule chose sur laquelle je ne pouvais me permettre de me montrer difficile. — Euh, laisse-moi te l'offrir, chérie. Une sorte de cadeau de bienvenue. Charlie me jeta un coup d'œil plein d'espoir. Une voiture gratuite. Rien que ça !— Tu n'es pas obligé, papa. J'avais prévu d'en acheter une. — Fais-moi plaisir. Je veux que tu sois heureuse, ici. Il se concentrait de nouveau sur la route. Charlie a du mal à exprimer ses émotions. Difficulté dont j'ai hérité. C'est donc en fixant moi aussi le pare-brise que je répondis. — C'est vraiment très gentil, papa. Merci. C'est un cadeau formidable. Inutile de lui préciser qu'être heureuse à Forks relevait de l'impossible. Il n'avait pas besoin de souffrir avec moi. À cheval donné, on ne regarde pas la bouche. Pas plus qu'on ne regarde le moteur d'une camionnette qu'on n'a pas payée. — Euh, de rien, marmonna-t-il, gêné. Nous échangeâmes encore quelques commentaires sur le temps – humide –, et la discussion s'en tint là. Ensuite, nous contemplâmes le paysage. Magnifique, il me fallait en convenir. Tout était vert : les arbres, leurs troncs couverts de lichen, leurs frondaisons dégoulinantes de mousse, le sol encombré de fougères. Même l'air qui filtrait à travers les feuilles avait des reflets verdâtres. Une overdose de verdure – j'étais chez les Martiens. Nous finîmes par arriver chez Charlie. Il vivait toujours dans la maisonnette de trois pièces achetée avec ma mère aux premiers (et seuls) jours de leur mariage. Devant ce logis immuable était garée ma nouvelle – pour moi – voiture. D'un rouge délavé, elle était dotée d'ailes énormes et bombées ainsi que d'une cabine rebondie. À ma plus grande surprise, j'en tombai amoureuse. J'ignorais si elle roulerait, mais je m'y voyais déjà. De plus, c'était une de ces bêtes en acier solide qui résistent à tout, de celles qui, en cas de collision, n'ont pas une égratignure alors que le véhicule qu'elles ont détruit gît en pièces détachées sur le sol. — Elle est géniale, papa ! Je l'adore ! Merci !La journée abominable qui m'attendait le lendemain en serait d'autant moins atroce. Pour aller au lycée, je n'aurais pas à choisir entre une marche de deux kilomètres sous la pluie ou une virée dans la voiture de patrouille du Chef Swan. — Ravi qu'elle te plaise, bougonna Charlie, embarrassé par mon expansivité. Je ne mis pas longtemps à transporter mes affaires à l'étage. J'avais la grande chambre à l'ouest, celle qui donnait sur la façade. Elle m'était familière, ayant été mienne depuis ma naissance. Le plancher, les murs bleu clair, le plafond incliné, les rideaux de dentelle jaunie à la fenêtre – tout cela appartenait à mon enfance. Les seuls changements opérés par Charlie au fur et à mesure que j'avais grandi avaient consisté à remplacer le berceau par un lit puis à ajouter un bureau. Sur ce dernier trônait désormais un ordinateur d'occasion, la ligne du modem agrafée le long de la plinthe jusqu'à la prise de téléphone la plus proche. Une exigence de ma mère, histoire de garder plus facilement le contact. Le rocking-chair qui avait bercé ma prime jeunesse était toujours dans le même coin. Il n'y avait, sur le palier, qu'une petite salle de bains que je devrais partager avec Charlie, une perspective à laquelle je m'efforçai de ne pas trop penser. Charlie a une grande qualité : il n'embête pas les gens. Il me laissa donc m'installer tranquillement, un exploit dont ma mère aurait été incapable. Je fus contente de cet instant de solitude pendant lequel je n'avais ni à sourire ni à afficher un air béat. Je pus contempler à loisir la pluie battante ; découragée, je m'autorisai même quelques larmes. Je n'étais cependant pas d'humeur à pleurer pour de bon. Je gardais ça pour l'heure du coucher, lorsque je devrais songer au matin suivant.

La suite demain

Je reprend l'avion mercredi ou dimanche selon la météo, car si il neige je reste à Paris pour faire les courses de mon père.

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commentaires

M
je vais acheter les livres, c'est super d'avoir mis des extraits.....
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C
HAHAHA .. ça m'a fait tout drôle de lire "Noisy le grand" bon temps d'Ado et d'études en ta compagnie !!  Ça a bien changé depuis.  La fort, en face de chez moi, est maintenant remplacéepar une gare, un peu plus loin : un bahut énorme + écoles de cuisine et autres .. sans parler des pavillons, poligon industriel bref dur dur d'aller chercher des tétards et se construire des cabanes dans les arbres maintenant ..Gros bisous,
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U
Je ne suis plus un ado mais je me suis laissé entrainer par le phénomène "Twilight" , j'irais le voir au ciné et je pense lire le roman de Stephenie Meyer :)) je refuse de grandir lolBonne soirée Oursonne Bisous :0010:
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L
tu as rencontré Dgidgi c'est cool, je l'adorebisous
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A
Pfiu !Et bien vous avez bien de la chance.. Ca te dirait que nous devenions partenaires ?
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