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11 décembre 2006 1 11 /12 /décembre /2006 19:38

11 SEPTEMBRE 1973. CHILI Pinochet prend le pouvoir à la suite d'un coup d'état. Salvador Allende

meurt et le pays sombre dans une dictature avec des milliers de morts et de disparus.

24 MARS 1976, ARGENTINE, la junte militaire prend le pouvoir, avec à sa tete le général Vileda. Plus de 30 000 personnes disparaissent.

2 pays proches, deux dictatures, des milliers de morts et disparus. Les mêmes méthodes pour ces dictatures, tuer dans l'oeuf le moindre mouvement de rebellion et mater ceux qui à gauche et à l'extréme gauche ont recours aux actions violentes.

Ce que je déplore, c'est que Pinochet est mort sans avoir été condanné par un tribunal international pour tout ce qu'il a fait.

Mon cousin qui vivait avec ses parents en Argentine a été arrêté lors d'une manifestation à Cordoba. Mis en prison, il n'a du son salut qu'a sa double nationalité. Ma tante nous ayant écrit pour nous dire ce qui se passait, elle n'avait que peu de nouvelles  (l'info circulait mal) nous avons grâce à Amnistie International réussit à le faire libérer après un long séjour en prison. Il est revenu accompagné par Amnisite international.  Ses parents sont revenus vivre en france et sa femme est arrivé peu après. Mon cousin a vécu chez ma soeur, et je me souviens d'une soirée ou nous étions invités avec des amis à lui des opposants argentins et chiliens, venus avec leur famille pour se donner des nouvelles et essayer d'encourager ceux qui étaient encore là bas à résister. Ces derniers doivent aujourd'hui fêter sa dispaition.

PHOTOS DE 1979

Article sur france info (internet)

Chili: hommage strictement militaire pour Pinochet, ex-chef des armées


La dépouille en grand uniforme de l'ancien dictateur chilien, Augusto Pinochet, décédé dimanche à  l'âge de 91 ans, a été exposée lundi à  Santiago pour un hommage strictement militaire après le refus du gouvernement socialiste de lui rendre les honneurs dus à  un chef d'Etat.

La cérémonie a eu lieu en présence de la famille du défunt et de quelque 300 personnes rassemblées à  l'Académie militaire dans la capitale chilienne.

Plusieurs messes et prières aux défunts sont prévues dans le hall de cette école militaire pour évoquer le souvenir de l'ancien dictateur qui a tant divisé les Chiliens.

La présidente chilienne Michelle Bachelet a affirmé lundi avoir refusé les funérailles nationales à  l'ex-dictateur "en pensant au Chili", tandis que le ministre de l'intérieur Belisario Velasco a estimé qu'il s'agissait "d'un classique dictateur de droite qui a violé les droits de l'homme et s'est enrichi".


Funérailles de Pinochet

Une chapelle ardente a été dressée dans l'école du "Libérateur Bernardo O'Higgins" et le corps de l'ancien commandant de l'armée de terre et ex-chef des armées a été placé dans un cercueil vitré, montrant le visage et le buste du général, revêtu de son grand uniforme de gala de couleur grise.

Le cercueil est exposé dans le hall de l'Académie militaire où fut formée la junte militaire qui désigna Pinochet à  sa tête, après le coup d'Etat sanglant du 11 septembre 1973 contre le président socialiste Salvador Allende.

Entre deux énormes cierges, une garde d'honneur composée de huit cadets veille sur le cercueil jusqu'aux funérailles prévues mardi à  11H00 (14H00 GMT), dans la cour de l'école militaire.

L'armée a fait savoir que les diverses cérémonies auraient un caractère public même si un contrôle de sécurité sera effectué à  l'entrée de l'Académie.

Le corps de l'ex-dictateur avait été transféré dans la nuit de dimanche à  lundi, alors que des incidents opposaient des manifestants célébrant sa mort et la police.


Violences le 10 décembre 2006 à  Santiago après l'annonce de la mort de Pinochet

Peu après l'annonce du décès du dictateur, 5.000 manifestants étaient descendus dans les rues pour fêter "la libération du Chili".

Une quarantaine de policiers ont été blessés et une centaine de manifestants ont été arrêtés quand des groupes radicaux ont tenté de s'approcher du palais présidentiel. Les affrontements ont duré jusqu'à  l'aube dans certains quartiers, à  la périphérie de Santiago.

Lundi, les quotidiens de Santiago ont publié des suppléments sur la vie (1915-2006) de l'ancien président autoproclamé (1973-1990), soulignant que celui-ci n'aurait pas droit à  des funérailles nationales prévues pour un chef d'Etat chilien, comme l'a décidé la présidente Michelle Bachelet, elle-même victime de la dictature et fille d'un général d'aviation proche d'Allende torturé à  mort après le putsch.

Le fils cadet de Pinochet Marco Antonio a déploré l'absence de telles funérailles pour son père qui, selon lui, "s'était totalement engagé pour le pays et l'avait sorti d'un chaos indescriptible".


© Martin Bernetti
Le fils cadet de Pinochet Marco Antonio (g), accompagnée d'une de ses filles, auprès du cercueil de son père à  Santiago le 11 décembre 2006

La fille de Salvador Allende, Isabel, a applaudi la décision de Mme Bachelet de refuser les obsèques nationales en rappelant que Pinochet était un "dictateur" qui s'était proclamé président en manipulant la Constitution. "Le général a trahi son serment, a trahi le président Salvador Allende et a toujours affiché son incapacité à  se repentir", a-t-elle déclaré.

Le général Pinochet avait été nommé chef de l'armée par le président socialiste Salvador Allende trois semaine avant son coup d'Etat.

Près de 30.000 Chiliens ont été torturés sous la dictature, tandis que 3.000 sont morts ou disparus.

La dépouille de l'ex-dictateur sera remise à  la famille pour être incinérée au crématorium du Cimetière du Parc du Souvenir. Les cendres seront ensuite transportées jusqu'à  la propriété familiale de Los Boldos sur la côte chilienne, un endroit où le vieux général passait l'été austral.

L'ancien dictateur est mort dimanche matin à  la suite de multiples crises cardiaques. Il avait été admis à  l'hopital une semaine auparavant après un infarctus du myocarde et un oedème pulmonaire.

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commentaires

S
Pas vraiment une perte... mais il y a tellement d'autres dictateurs, encore... ces choses là se reproduisent à grande vitesse...
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