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10 février 2007 6 10 /02 /février /2007 15:26

Petite promenade à TACOMA, au Musée d' Art Comtemporain. Il faisait très beau, et les couleurs du couloir "Vénétian  Wall" mur vitrine étaient extraordianires. Bon avant les minettes avaient mangées des glaces offertes par le personnel du musée ce qui ne gachait rien à la promenade.

Une partie du mur vitrine

 une partie du plafond

 

article sur le musée paru dans "verre on line " 

Ouvert en juillet dernier, le Musée d’art contemporain de Tacoma, près de Washington, s’enorgueillit d’une série d’impressionnantes installations architecturales en verre conçues par le célèbre artiste verrier américain Dale Chihuly, natif de la ville. Sur un passage piétonnier de 154 mètres reliant le musée à la ville, ces « tableaux » préparent le public à leur rencontre avec le verre.

Édifice stratégique, ce Chihuly Bridge of Glass relie la cité de Tacoma à la ville basse où est implanté le Musée. Il surplombe une route majeure interstate et un enchevêtrement de voies ferrées. Ce lieu est symbolique pour les habitants de Tacoma. Au XIXe siècle, cet estuaire proche de la mer accueillait un commerce et une industrie florissante. Aujourd’hui, la zone sert de terminal ferroviaire. Dale Chihuly a saisi l’importance d’intervenir sur ce pont depuis le début du projet.

Revenons sur la genèse du musée de Tacoma qui pourrait bien devenir l’alter ego de celui du Corning, près de New York. En 1992, George F. Russel Jr., homme d’affaires, projette d’édifier un musée d’art contemporain dans cette zone de docks et de friches industrielles afin de relier le cœur de la ville à sa Dowtown. Le seul artiste local internationalement reconnu est le maestro du verre Dale Chihuly, Russell décide donc de lui consacrer une grande part du futur Musée.

Après le traditionnel concours d’architectes, remporté par le Canadien Arthur Erickson, les levées de fonds privés et différents changements de caps, le Musée Dale Chihuly devient Musée du Verre, puis Musée d’Art Contemporain. En juillet 2002, Tacoma est inauguré. Un complexe « à l’américaine » : tout y est, des ateliers de soufflage aux boutiques, des cafés aux centres de documentation, en passant par les amphithéâtres dédiés aux conférences. Le symbole de Tacoma est son cône métallique gigantesque recouvert de tuiles d’acier inoxydable qui accueille les ateliers de verre. Penché de 17° vers le Nord, il évoque les anciens fours à céréales du XIXe siècle, seuls signaux monumentaux de la côte d’autrefois fourmillante d’activités.

Tout au long de l’aventure, Dale Chihuly pratique une politique d’ouverture et de modestie. Selon lui, un musée d’art contemporain ne peut se résumer à un matériau, un artiste ou un pays. Ce ne sera donc pas lui qui réalise l’exposition d’inauguration mais deux de ses amis, le couple tchèque Libensky Brychtova. Mais ce pont de verre long de 154 mètres lui tient à cœur et il a envisagé d’en faire un théâtre ponctué de scénographies marquantes. En étroite collaboration avec un architecte différent de celui du Musée, Arthur Andersson, de Andersson-Wise, Chihuly conçoit une œuvre à la fois spectaculaire, mondialiste et intime.

Imaginez : vous avez laissé votre belle Américaine au parking ou sortez de la station ferroviaire « Union ». Empruntant le passage qui mène au Musée, le premier tableau, Seaform Pavilion, annonce la couleur. Il s’agit d’un fleuve de verre constitué de 2364 formes, cônes, flasques, anneaux multicolores, suspendu au-dessus de vous par un plafond technique transparent, subtilement éclairé de nuit grâce à un subtil réseau de fibres optiques. Les parois latérales sont en vitres teintées afin de vous immerger totalement dans cet océan. Dale Chihuly, qui raffole des bords de mer, y traduit des évocations à la fois géologiques et animales.

Quelques dizaines de mètres plus avant, vous passez sans le savoir sous les Crystal Towers, tours de 12 mètres de haut formées de 64 immenses galets translucides empilés, lumineux de nuit afin de servir de signal pour la ville et la côte. L’œil avisé des lecteurs de « Verre », détectera qu’elles sont en Polyvitro, cristal de synthèse en Polyuréthane, utilisé de plus en plus en conditions extrêmes, par les artistes verriers anglo-saxons.

Enfin, vous longez le Venetian Wall, mur-vitrine accueillant avec une rigueur de collectionneur d’insectes 109 sculptures de Dale Chihuly. À travers ce travail, l’artiste a voulu rendre hommage à l’Europe, principalement Venise et Rome, et à l’Ikebana japonais. L’intérêt de l’intervention réside dans la facture des pièces : ni utilitaires ni figuratives, elles suscitent l’imaginaire. On croit reconnaître des oeuvres de musée soigneusement conservées, alors qu’il ne s’agit que d’exercices ludiques faisant appel à l’inconscient formel d’un « gamin » de 61 ans.

Ce sas de décompression est un musée avant le musée. Le verre y est représenté dans sa nouvelle dimension : respect et évocation des techniques ancestrales, jubilation de l’instantanéité du faire, relation avec l’architecture.

 

 

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commentaires

M
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:
pour les z'ours les plus gentils se sont les polaires !! hihiiii<br /> bisounours sous la tempête z'ours
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M
oups mes coquelicots sont un peu grands!!! tu peux supprimer le com si tu veux!!!
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O
non j'aime les coquelicots on en voit plus beaucoup maintenant avec les pesticides, bon comme tu a l'air d'etre connecté, je fais comment pour la v2 j'attend merci
M
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O
j'adore cet artiste, je me suis ramené une petite pièce en verre de la bas
M
merci pour cet article pationnant! :0010:
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